Catégorie : chômage

Pôle Emploi #8

Il y a bien longtemps que je n’avais parlé de mes aventures avec mon ami Pôle Emploi.

Pôle Emploi et moi ce n’est pas une aventure récente mais c’est une aventure qui se terminera dans quelques mois. Au mois de septembre 2014, je ne toucherais plus les fameuses allocations chômages. C’est un peu un stress mais je pense que je devrais m’en sortir, tout du moins je l’espère.

Mais le propos de ce billet n’est pas là.

Mon propos porte sur la transmission des informations concernant un chômeur.

Quand j’ai créé La Folle Agence en avril 2013, j’avais envoyé une copie de mon Contrat d’Aide Pour l’Emploi (ou CAPE) à une conseillère Pôle Emploi. Je ne sais pas ce qu’il m’a pris de penser que les conseillers se transmettaient les infos ou tout du moins qu’ils prenaient le temps de mettre à jour certaines informations.

Et bien que nenni. Il se trouve qu’il y 2 semaines je recevais une notification comme quoi j’étais convoquée à un « atelier : faire le point sur vos recherches de travail« . J’avoue avoir bien rigolé en voyant ce message. Je voulais me fendre d’un petit mail à ma conseillère mais j’ai trouvé plus opportun d’aller à cette convocation afin qu’elle voit ma thrombine et surtout afin de lui remettre en mains propres mon CAPE.

Je suis donc allée la voir avant que le fameux atelier ne commence. Je lui ait exposé mon cas. Elle m’a regardé d’un air circonspect qui en disait long sur le fait que rien n’avait été mis à jour dans leur base me concernant (il m’est impossible de le notifier quelque part ou alors je n’ai jamais eu les yeux en face des trous pour le notifier sur mon profil).

Ma conseillère a fini par m’avouer que comme j’actualisais mon profil tous les mois afin de percevoir mes indémnisations, elle ne savait pas que j’étais en CAPE car ce n’est pas noté dans mon profil.

Je suis donc repartie sans même avoir assisté à l’atelier en question car j’étais excusée.

Pole Emploi et moi round #7

La blague du jour (enfin plutôt d’hier) est un mail reçu de la part de Pôle Emploi.

Depuis quelques mois maintenant (10 petits mois), je suis considérée comme chômeuse, bien qu’ayant créée une entreprise en coopérative d’activité. Jusque là rien de bien nouveau me direz vous, depuis le temps on le sait !

Il se trouve que, comme je le disais dans un des premiers articles de mes chroniques sur Pôle Emploi, j’avais demandé à dépendre de Pôle Emploi Cadre se trouvant à Villeurbanne et non du Pôle Emploi se trouvant à moins de 5 minutes de chez moi.

Il se trouve également que depuis le 12 avril et l’envoi de mon dossier d’accompagnement auprès de Pôle Emploi cadre, je n’avais pas eu de nouvelles c’est-à-dire ni convocation par mail ni envoi de demande de réponse à une candidature ni quoique se soit d’autre.

Or hier, quelle ne fût pas ma surprise en recevant un mail de la part de Pôle Emploi. Non pas de Pôle Emploi Cadre mais du Pôle Emploi à côté de chez moi.

Le mail est une ode à la rigolade du début à la fin. Je m’explique:

  • Déjà le fait de recevoir un mail d’un conseiller Pôle Emploi dont tu ne dépends pas ! Non mais allô quoi…
  • Le fait aussi de recevoir un mail pour des emplois qui ne sont pas fait pour moi ! Réveillez-vous et apprenez à cibler les demandeurs d’emploi à qui vous envoyez vos mails. Non pas que je ne veuille pas travailler mais là il ne faut pas abuser non plus !
  • « Proposer des opportunités d’emploi » : je veux bien mais j’aurais préféré autre chose comme opportunité d’emploi que « Chargée d’assistance / Télé-conseillère ». Je n’ai rien contre les personnes qui font ces métiers mais là cela ne va pas être possible. Bref revoyez vos ciblages profils.
  • J’avoue avoir bien rigolé en voyant le listing des compétences demandées. Surtout celle-ci : « Maîtrise du clavier, souris et environnement Windows ». Cela veut il dire que quand on maîtrise un clavier, une souris et un environnement Mac, on est d’office exclu(e) ?
  • Enfin conclure un mail en demandant de ne répondre que « si et seulement si » on est intéressé(e) et surtout pas le fait que si on ne répond pas on ne sera pas radié(e) des listes… Mais bien sûr !

Bref encore un mail qui m’a bien fait rire… J’aurais bien envie de leur écrire ma façon de penser mais je ne le ferais pas.

Voici mon questionnement personnel:

  • Comment une antenne Pôle Emploi peut-elle envoyer des mails à des demandeurs d’emploi ne dépendant pas d’elle?
  • Est-on assez stupide pour ne pas comprendre la tournure du mail et donc comprendre que nous ne sommes pas dans l’obligation de répondre?
  • A quoi servent les profils que les conseillers et conseillères Pôle Emploi nous font remplir à mainte reprise?

Sur ce je vous souhaite une bonne fin d’apres midi et de bonnes vacances pour celles et ceux qui pnt la chance d’être en vacances !

Créer son entreprise quand on est au chômage (ou pas) !

C’est souvent un parcours du combattant et il faut avoir les nerfs solides (un peu comme avec Pôle Emploi et consorts).

Quand j’ai commencé à en parler avec la conseillère pôle emploi qui « suit » mon dossier, j’avoue que j’ai eu le droit à une réponse qui m’a laisser plus que dubitative. En fait, elle considérait que cela n’était pas son problème et donc j’ai du me débrouiller seule et aller à la pêche aux infos. Heureusement que je suis quand même bien entourée et que j’ai la chance de connaître des entrepreneurs.

La seule et unique chose qu’a fait ma conseillère c’est de m’inscrire à un atelier sur la création et la reprise d’entreprise, et de me parler d’un salon sur le même thème que l’atelier (salon que j’avais déjà repéré en allant fouiner sur le site de Pôle Emploi (assez mal penser de surcroît)).

Je dois avouer que le salon (très mal indiqué sur le lieu où il se tenait) a été un des déclencheur de ma création d’activité. Cela faisait un moment déjà que je pensais à le faire sans vraiment mettre à exécution la chose.

Donc la création d’entreprise et le chômage c’est possible mais mieux vaut faire attention !

Petite explication en plusieurs points:

  • Quand vous créez votre activité faite le tour des statuts juridiques qui s’offre à vous.
  • Faites attention aussi aux aides auxquelles vous avez le droit (région, département, ville, pôle emploi, CCI…)
  • Tenez compte du fait aussi que vous avez le droit de rentrer dans une coopérative d’activité, ce n’est absolument pas incompatible et si vous avez encore des allocations chômage en cours elles ne vous seront pas supprimées.
  • Faites votre business plan aussi carré que possible. Certain(e)s s’en passe mais c’est toujours un plus. Vous pouvez demander à Pôle Emploi de vous diriger vers des organismes « agréer » par eux.
  • Petit conseil: ne pas rester dans son coin !

Pour expliquer quelques points je vais prendre un cas que je connais par coeur: le mien.

Depuis le 2 octobre 2012, je suis au chômage. Je vous l’accorde ceci n’est pas une nouveauté.

Comme je l’ai déjà dit, ma conseillère se fou un peu de ma création d’entreprise. En fait dans l’antenne Pôle Emploi dont je dépend, il y a deux types de conseillers-ères: ceux/celles qui s’occupent de vous aider dans vos démarche pour retrouver un CDI, un CDD, etc… et ceux/celles qui s’occupe des créateurs/créatrices d’entreprise (ou qui en reprenne une).

Dans mon cas, il faut que je fasse la demande de changement de conseillère. Normalement c’est un micro détail. Pour l’instant je ne l’ai pas encore fait.

Venons en au vif du sujet: la création de La Folle Agence. Oui c’est le nom « commercial » de mon auto entreprise. Ne me demandez pas pourquoi c’est le seul nom qui m’est apparu comme une évidence et parfois il ne vaut mieux pas aller chercher plus loin.

J’ai donc décidé de choisir le statut d’auto entrepreneur (je sent que le gouvernement actuel va vite me le faire regretter). Comme je ne voulais pas me lancer toute seule, j’ai donc choisit de faire partie d’une coopérative d’activité. J’ai rencontrer mon interlocutrice lors d’un salon Pôle Emploi au mois de février.

Pour faire partie d’une coopérative d’activité, il faut avoir un projet et que ce dernier soit facilement assurable. J’entends par « facilement assurable » que certains domaines d’activité nécessitant des garanties particulières, certaines assurances des coopératives sont plus réticentes à donner leur accord (par exemple le bâtiment). De plus, les assurances prennent en gros trois semaines pour donner leur accord.

Une coopérative d’activité vous permet de tester grandeur nature votre projet. Elle vous fournit son numéro de SIRET, son numéro de TVA ainsi qu’un logiciel pour les devis et la facturation. En ce qui concerne la partie comptable et juridique, la coopérative vous fait bénéficier d’une aide dans les deux cas. La coopérative organise aussi régulièrement des ateliers comme « savoir fixer son prix » ou encore sur la prospection clients.

A savoir: deux entreprenuers de la même coopérative se facture leur service en HT.

Pour celles et ceux qui créer leur entreprise mais hors coopérative d’activité et qui sont au chômage, il existe l’ACCRE. L’ACCRE concerne la manière dont vont vous être versées vos indemnités.

  1. 25% à la création, 25% 6 mois plus tard et 50% encore 6 mois plus tard (mais petite vérification à faire au niveau des 50% restant). Ceci est dans le cas où vous avez besoin d’une trésorerie de départ.
  2. Vous gardez vos indemnités mais elles vous sont versées forfaitairement. C’est-à-dire que votre CA ne doit pas dépasser 70% de votre ancien salaire brut si vous souahitez que vos indemnités vous soit versées en complément.

A savoir: vous pouvez aussi demander des aides auprès de votre conseil général, de votre conseil régional ainsi que de la CCI.

Sur ce bonne journée !

Pôle Emploi et moi round #5

La blague du lundi matin qui ne fait pas plaisir et qui te gâche ta semaine.

Il y a un mois je recevais mon dossier Pôle Emploi par courrier parce qu’il manquait une pièce: l’attestation employeur et l’originale tant qu’à faire. Or j’avais renvoyé mon dossier complet avec la soit disant pièce manquante et mon certificat de travail en prime.

Et puis j’avais reçu un mail avec le détail de mes allocations chômages et qui me disait que normalement autour du 20 novembre je devais recevoir ces fameuses allocations. Sauf que Mr Chéri m’avait dit fait attention, ils ne vont te les versées qu’en fin de mois. Why not !

La fin du mois de novembre arrive et la période de 47 jours de carences finie (40 jours de congés payés + les 7 jours de carence de Pôle Emploi), je n’ai toujours rien. Comme c’était le weekend, j’ai attendue ce matin pour les appeler et leur demander où en étais mon dossier d’allocations chômages. Je tombe sur une jeune femme charmante, qui cherche mon dossier et me demande si j’ai bien fournie l’attestation employeur. Bien sur que je l’ai fournie, j’ai même fournit mon certificat de travail.

Et là c’est le drame: mon dossier est classé chez Pôle Emploi cadre parce qu’ils n’ont toujours pas l’attestation employeur. Prendre deux secondes pour faire un mail (automatisé au demeurant) ou pour appeler et dire qu’il manque cette attestation ça coûte quoi? Rien au demeurant, hormis le fait de les faire bosser et faire leur boulot correctement. Bref je suis à payol financièrement, j’ai des factures à payer et je pars à l’autre bout du monde le 5 décembre.

Ils sont censés m’appeler pour me tenir au courant de l’avancement de mon dossier. Sauf qu’ils ne sont manifestement pas pressés de me payer et que s’ils m’appellent alors que je suis en Afrique du Sud ça risque d’être marrant pour leur faire comprendre que j’ai besoin de cet argent.

Je m’étonnerait presque que Pôle Emploi s’étonne quand on s’énerve contre ses agents. Je veux bien que les chômeurs soient nombreux que chaque situation soit différente et qu’apparemment les agents pôle emploi soit en sous effectifs mais est ce une raison pour ne pas faire son boulot un minimum correctement? Je ne pense sincèrement pas.

Bref Pôle Emploi et moi on ne sera jamais potes…

Je fatigue !

La rupture de mon CDI, je l’ai voulu et je l’ai choisie. Nous en avons longuement parler avec Mr.Chéri, fait tous les calculs possible pour que cela ne soit ni une gêne pour lui ni pour moi. J’ai fait le choix de me retrouver au chômage pour plusieurs raisons mais deux essentielles: suivre Mr Chéri à Lyon et pouvoir quitter mon entreprise (chose dont je rêvais depuis un moment et qui s’est accentuée avec le changement de chef).

Sauf que je fatigue de constater que dans notre chère société le chômage c’est mal en tout point de vue. Je m’explique:

  • C’est mal parce que pour les gens, tu vis au crochet des autres. Sauf que pour toucher les ASSEDICS, j’ai cotisé comme tout le monde.
  • C’est mal parce que tu passes pour l’inapte de service qui c’est fait mettre à la porte. Non je suis pas inapte et oui mon entreprise m’a mise à la porte mais de mon plein grès.
  • C’est mal parce que les gens pensent que parce que tu ne travailles pas tu es intéressant(e) et que tu n’as rien à dire. FAUX
  • C’est mal parce que les gens pensent que tu passes tes journées à glander devant la télé.
  • C’est pire quand tu dis que tu pars en vacances et que tu paye quasi rien. En même temps tu fais avec les moyens du bord d’autant plus quand tu es au chômage.
  • Bien souvent les gens pensent que tu es en CDI (ou Congés à Durée Indéterminée).
  • Les gens pensent que tu es asocial(e). Ce qui bien souvent n’est pas le cas.

Je constate également que cela permet de faire pas de tri dans ces ami(e)s parce que du coup comme tu es au chômage tu n’es pas ou plus fréquentable. Genre t’es la peste en personne et par conséquent tu ne vaut plus la peine que l’on se dérange pour toi. Bon je concède que j’avais déjà fait un tri dans mes ami(e)s (ou tout du moins ce que je croyais être des amis et ce tri va continuer).

Je fatigue également de devoir me justifiée sur ma situation, je fatigue des regards de travers et de ces gens qui te prennes de haut quand tu dis que tu es au chômage, je fatigue de ces clichés, je fatigue de ces gens qui bossent et qui pensent que cette situation (voulue ou pas) ne leur arriveras jamais, je fatigue d’avoir à entendre que l’on a que ça à faire de nos journées quand on propose d’aider sur un petit truc, je fatigue de devoir supporter parfois des réflexions à la limite du déplacé.

Bref les gens ce n’est pas parce que l’on est au chômage que l’on à rien à dire ou à faire, que cela nous fait plaisir de toucher des assedics (dans mon cas cela me permet de garder une crtaines indépendance financière), que nous sommes tous affalés dans le canapé devant la télé, que nous ne sortons pas… Il faut comprendre que même si la situation finale reste le fait que nous soyons chômeurs, chaque cas reste différents et chaque personne n’est pas forcément un rebus de la société.

Je reconnais volontiers que sans le soutien dès le départ de Mr Chéri dans ma démarche de me retrouver au chômage pour le suivre à Lyon, je ne l’aurais sûrement pas fait ou alors j’aurais carrément changer de pays pour changer de métier. Je reconnais que j’ai la chance d’avoir un homme qui est une vraie perle rare.

Il est vrai, et ce comme je le disais quelques lignes plus haut, que j’avais envie de changer d’entreprise depuis quelques temps. Mais quand on vous dit très clairement que vous êtes trop spécialisée dans un domaine et que pour bosser dans telle ou telle agence ce sera le service marketing mobile sur Paris alors que vous habitez en province (en l’occurrence à l’époque Marseille dans mon cas) ou alors que vous n’avez pas assez d’expérience dans le domaine, cela ne vous donne pas la motivation et l’envie de changer.

Pour conclure, j’assume totalement mon choix d’être au chômage même si c’est parfois pesant et j’avoue que je commence à caresser le doux rêve de pouvoir retravailler dans une société et d’avoir des collègues. Et il pourrait être bien que certaines personnes changent leur regard sur le chômage et le combat que peut être le retour à l’emploi, surtout quand on sait que quand vous souhaitez bosser dans le monde merveilleux de la communication, la seule chose à faire c’est des candidatures spontanées, faire fonctionner son réseau et point barre (merci la conseillère pôle emploi de ce constat tout à fait pertinent que j’avais déjà fait par moi-même).