La rupture de mon CDI, je l’ai voulu et je l’ai choisie. Nous en avons longuement parler avec Mr.Chéri, fait tous les calculs possible pour que cela ne soit ni une gêne pour lui ni pour moi. J’ai fait le choix de me retrouver au chômage pour plusieurs raisons mais deux essentielles: suivre Mr Chéri à Lyon et pouvoir quitter mon entreprise (chose dont je rêvais depuis un moment et qui s’est accentuée avec le changement de chef).

Sauf que je fatigue de constater que dans notre chère société le chômage c’est mal en tout point de vue. Je m’explique:

  • C’est mal parce que pour les gens, tu vis au crochet des autres. Sauf que pour toucher les ASSEDICS, j’ai cotisé comme tout le monde.
  • C’est mal parce que tu passes pour l’inapte de service qui c’est fait mettre à la porte. Non je suis pas inapte et oui mon entreprise m’a mise à la porte mais de mon plein grès.
  • C’est mal parce que les gens pensent que parce que tu ne travailles pas tu es intéressant(e) et que tu n’as rien à dire. FAUX
  • C’est mal parce que les gens pensent que tu passes tes journées à glander devant la télé.
  • C’est pire quand tu dis que tu pars en vacances et que tu paye quasi rien. En même temps tu fais avec les moyens du bord d’autant plus quand tu es au chômage.
  • Bien souvent les gens pensent que tu es en CDI (ou Congés à Durée Indéterminée).
  • Les gens pensent que tu es asocial(e). Ce qui bien souvent n’est pas le cas.

Je constate également que cela permet de faire pas de tri dans ces ami(e)s parce que du coup comme tu es au chômage tu n’es pas ou plus fréquentable. Genre t’es la peste en personne et par conséquent tu ne vaut plus la peine que l’on se dérange pour toi. Bon je concède que j’avais déjà fait un tri dans mes ami(e)s (ou tout du moins ce que je croyais être des amis et ce tri va continuer).

Je fatigue également de devoir me justifiée sur ma situation, je fatigue des regards de travers et de ces gens qui te prennes de haut quand tu dis que tu es au chômage, je fatigue de ces clichés, je fatigue de ces gens qui bossent et qui pensent que cette situation (voulue ou pas) ne leur arriveras jamais, je fatigue d’avoir à entendre que l’on a que ça à faire de nos journées quand on propose d’aider sur un petit truc, je fatigue de devoir supporter parfois des réflexions à la limite du déplacé.

Bref les gens ce n’est pas parce que l’on est au chômage que l’on à rien à dire ou à faire, que cela nous fait plaisir de toucher des assedics (dans mon cas cela me permet de garder une crtaines indépendance financière), que nous sommes tous affalés dans le canapé devant la télé, que nous ne sortons pas… Il faut comprendre que même si la situation finale reste le fait que nous soyons chômeurs, chaque cas reste différents et chaque personne n’est pas forcément un rebus de la société.

Je reconnais volontiers que sans le soutien dès le départ de Mr Chéri dans ma démarche de me retrouver au chômage pour le suivre à Lyon, je ne l’aurais sûrement pas fait ou alors j’aurais carrément changer de pays pour changer de métier. Je reconnais que j’ai la chance d’avoir un homme qui est une vraie perle rare.

Il est vrai, et ce comme je le disais quelques lignes plus haut, que j’avais envie de changer d’entreprise depuis quelques temps. Mais quand on vous dit très clairement que vous êtes trop spécialisée dans un domaine et que pour bosser dans telle ou telle agence ce sera le service marketing mobile sur Paris alors que vous habitez en province (en l’occurrence à l’époque Marseille dans mon cas) ou alors que vous n’avez pas assez d’expérience dans le domaine, cela ne vous donne pas la motivation et l’envie de changer.

Pour conclure, j’assume totalement mon choix d’être au chômage même si c’est parfois pesant et j’avoue que je commence à caresser le doux rêve de pouvoir retravailler dans une société et d’avoir des collègues. Et il pourrait être bien que certaines personnes changent leur regard sur le chômage et le combat que peut être le retour à l’emploi, surtout quand on sait que quand vous souhaitez bosser dans le monde merveilleux de la communication, la seule chose à faire c’est des candidatures spontanées, faire fonctionner son réseau et point barre (merci la conseillère pôle emploi de ce constat tout à fait pertinent que j’avais déjà fait par moi-même).

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